La question des retraites reste au cœur des préoccupations de nombreux agents.
Un changement important interviendra à partir d’octobre 2026 avec la suspension de la réforme des retraites de 2023.
Cette suspension gèle deux mesures majeures de la réforme :
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le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans ;
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l’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein.
Mais concrètement, quelles conséquences pour les futurs retraités ?
Qui est concerné ?
Les principales évolutions concernent les personnes nées entre 1964 et 1968.
Selon les estimations de l’Assurance retraite :
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environ 800 000 personnes sont concernées chaque année ;
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100 000 ne verront aucun changement, car elles sont déjà parties via des régimes spécifiques ou par le dispositif carrière longue ;
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700 000 personnes pourraient bénéficier d’effets positifs.
Deux situations principales sont possibles.
Partir un peu plus tôt
Environ 350 000 personnes pourront partir 3 à 6 mois plus tôt que prévu initialement.
Ou gagner davantage
Pour celles et ceux qui ne modifieront pas leur date de départ, la poursuite de l’activité pourra générer une surcote :
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+1,25 % de pension par trimestre travaillé en plus
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soit environ +5 % par année supplémentaire.
Une amélioration pour certains agents en situation d’invalidité ou d’inaptitude
Les agents reconnus invalides ou inaptes sont également concernés.
Ils pourront toujours partir à 62 ans, mais avec un avantage supplémentaire :
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la durée d’assurance exigée sera légèrement réduite (un trimestre en moins).
Dans certains cas, cela peut représenter une augmentation d’environ 3 % de la pension, soit environ 45 € par mois pour une retraite de 1 500 €.
Attention : partir plus tôt n’est pas toujours la meilleure option
Il peut être tentant de partir dès le 1er octobre 2026, plutôt que d’attendre le 1er janvier 2027.
Mais ce choix doit être réfléchi.
En effet :
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une année incomplète peut valider les trimestres,
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mais ne sera pas toujours prise en compte dans le calcul des 25 meilleures années (pour certains régimes).
Résultat : dans certaines situations, partir trop tôt peut réduire légèrement le montant de la pension.
Parfois, travailler trois mois de plus peut augmenter la retraite de 50 à 80 € par mois.
Sur une durée moyenne de retraite d’environ vingt ans, cela peut représenter plusieurs milliers d’euros.
L’importance de faire des simulations
Avant toute décision, il est fortement conseillé de :
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effectuer plusieurs simulations de départ ;
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comparer différentes dates de retraite.
Cela permet d’identifier la date la plus avantageuse selon sa situation personnelle.
La position de la CFDT
Pour la CFDT, la question des retraites doit rester un sujet de justice sociale et de dialogue.
Chaque agent a une carrière différente :
carrière longue, pénibilité, interruptions d’activité, temps partiel, etc.
C’est pourquoi la CFDT continue de défendre :
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des droits à la retraite plus justes,
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la prise en compte des parcours professionnels réels,
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un accompagnement clair et accessible pour tous les agents.
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La CFDT à vos côtés
Vous vous posez des questions sur votre future retraite ?
Vous souhaitez comprendre les évolutions qui vous concernent ?
Les équipes CFDT Interco Besançon – Ville – CCAS – GBM sont à votre disposition pour :
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vous informer,
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vous orienter,
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vous accompagner dans vos démarches.
Parce que bien préparer sa retraite commence par être bien informé.
Annie FRANCOIS pour le syndicat CFDT INTERCO Section Besançon Ville-CCAS-GBM
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